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Que disiez-vous ?
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  • Que disiez-vous ? Berlin 1960
  • Que disiez-vous ? Berlin 1960
  • Que disiez-vous ? Berlin 1960
  • Que disiez-vous ? Wroclaw 1980
  • Que disiez-vous ? Oslo 1974
  • Que disiez-vous ? Oslo 1974
  • Que disiez-vous ? Edinburg 1976
  • Que disiez-vous ? Munster 1969
  • Que disiez-vous ? Munster 1969
  • Que disiez-vous ? Munster 1969
  • Que disiez-vous ? Berlin 1960

  • Que disiez-vous ?  est un ensemble de petites séries d'images formant des panoramas renvoyant à un lieu et à une date donnés. Chaque image est à la fois autonome tout en faisant partie d’un tout. Les séries, uniformément floues, intègrent des personnages et des architectures réduits à des silhouettes anonymes. Loin des effets photographiques du Pictorialisme, le flou traité à la manière d’un écran dressé entre l’observateur et le sujet représenté, nous plonge dans un espace incertain où l’esprit oscille entre une volonté de focalisation et l’acceptation de cette entreprise vaine. Cette mise à distance est à la fois physique et temporelle. L’observation assidue des modes vestimentaires, des attitudes corporelles, des couleurs ou des modèles de voitures représentés, nous renvoie à une époque qui n’est visiblement pas la nôtre. Ces panoramas ont en effet été réalisés à partir d’images appartenant à ma collection personnelle. Il s’agit ici de cartes postales des années 60, 70 et 80 dans lesquelles je viens prélever d’infimes détails, souvent périphériques ou annexes au sujet principal de l’image originale. La succession des fragments d’image reconstitue un panorama plausible, mais en définitive totalement factice et fabriqué. L’oeil attentif peut déceler dans ces paysages recomposés les indices visibles ayant provoqué le trouble et la suspicion chez l’observateur : lacunes, déplacements, inversions et répétitions partielles d’images. Tout paraît alors mobile dans ces paysages “possibles” alors que la mise sous cadre tente au contraire de figer chaque fragment, de saisir quelque instant. Ici le panorama photographique flirte volontiers avec l’univers cinématographique, ses travellings et ses hors champs. Alors que le regard balaie les images de gauche à droite, tout semble pouvoir muter et changer de place dans un retour au plan initial. Les séries s’affichent ainsi comme des fictions liées à un ailleurs ou encore à la mémoire, alors même que, paradoxalement, chaque sous-titre invite l’observateur à attester de la véracité d’un lieu ou d’un espace... qui n’existe plus.

    Que disiez-vous ?
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    Que disiez-vous ? Berlin 1960
    Que disiez-vous ? Berlin 1960

    Ensemble formé de 4 images / 60 x 44 cm chaque élément / 2009

    Que disiez-vous ? Berlin 1960
    Que disiez-vous ? Berlin 1960

    Vue de l'exposition aux Archives municipales de Saint-Omer en 2016

    Ensemble formé de 4 images / 60 x 44 cm chaque élément / 2009

    Que disiez-vous ? Berlin 1960
    Que disiez-vous ? Berlin 1960

    Vue de l'exposition aux Archives municipales de Saint-Omer en 2016

    Ensemble formé de 4 images / 60 x 44 cm chaque élément / 2009

    Que disiez-vous ? Wroclaw 1980
    Que disiez-vous ? Wroclaw 1980

    Ensemble formé de 4 images / 31 x 22,5 cm chaque élément

    Que disiez-vous ? Oslo 1974
    Que disiez-vous ? Oslo 1974

    Ensemble de 4 images / 31 x 22,5 chaque élément / 2008

    Que disiez-vous ? Oslo 1974
    Que disiez-vous ? Oslo 1974

    Ensemble de 4 images / 31 x 22,5 chaque élément / 2008

    Que disiez-vous ? Edinburg 1976
    Que disiez-vous ? Edinburg 1976

    Ensemble formé de 3 images / 31 x 22 cm chaque élément

    Que disiez-vous ? Munster 1969
    Que disiez-vous ? Munster 1969

    Ensemble formé de 6 images / 44 x 32  cm chaque élément / 2008

    Que disiez-vous ? Munster 1969
    Que disiez-vous ? Munster 1969

    Ensemble formé de 6 images / 44 x 32  cm chaque élément / 2008

    Que disiez-vous ? Munster 1969
    Que disiez-vous ? Munster 1969

    Ensemble formé de 6 images / 44 x 32  cm chaque élément / 2008

    Que disiez-vous ? Berlin 1960
    Que disiez-vous ? Berlin 1960

    Exposition éphémère dans la ville de La Madeleine, mars 2009 / Impression sur dos bleu 240 x 240 cm


    Que disiez-vous ?  est un ensemble de petites séries d'images formant des panoramas renvoyant à un lieu et à une date donnés. Chaque image est à la fois autonome tout en faisant partie d’un tout. Les séries, uniformément floues, intègrent des personnages et des architectures réduits à des silhouettes anonymes. Loin des effets photographiques du Pictorialisme, le flou traité à la manière d’un écran dressé entre l’observateur et le sujet représenté, nous plonge dans un espace incertain où l’esprit oscille entre une volonté de focalisation et l’acceptation de cette entreprise vaine. Cette mise à distance est à la fois physique et temporelle. L’observation assidue des modes vestimentaires, des attitudes corporelles, des couleurs ou des modèles de voitures représentés, nous renvoie à une époque qui n’est visiblement pas la nôtre. Ces panoramas ont en effet été réalisés à partir d’images appartenant à ma collection personnelle. Il s’agit ici de cartes postales des années 60, 70 et 80 dans lesquelles je viens prélever d’infimes détails, souvent périphériques ou annexes au sujet principal de l’image originale. La succession des fragments d’image reconstitue un panorama plausible, mais en définitive totalement factice et fabriqué. L’oeil attentif peut déceler dans ces paysages recomposés les indices visibles ayant provoqué le trouble et la suspicion chez l’observateur : lacunes, déplacements, inversions et répétitions partielles d’images. Tout paraît alors mobile dans ces paysages “possibles” alors que la mise sous cadre tente au contraire de figer chaque fragment, de saisir quelque instant. Ici le panorama photographique flirte volontiers avec l’univers cinématographique, ses travellings et ses hors champs. Alors que le regard balaie les images de gauche à droite, tout semble pouvoir muter et changer de place dans un retour au plan initial. Les séries s’affichent ainsi comme des fictions liées à un ailleurs ou encore à la mémoire, alors même que, paradoxalement, chaque sous-titre invite l’observateur à attester de la véracité d’un lieu ou d’un espace... qui n’existe plus.